Musée d'histoire et centre pour la promotion des relations entre Lyon et la Chine, le Nouvel Institut Franco-Chinois s'inscrit dans une histoire longue des relations sino-lyonnaises.

De 1921 à 1946, cette université a accueilli 473 étudiants dont 52 femmes.
Les contenus de cette rubrique proviennent du site de la Bibliothèque Municipale de Lyon (Fonds chinois).

  1. Le Mouvement Travail-Études

    La création en 1921 de l’Institut Franco-Chinois de Lyon découle de la politique d’ouverture de la Chine aux «études occidentales». Née dans les dernières décennies de la dynastie Qing (1644-1911), cette stratégie de réforme s’attaque à une société brusquement confrontée à l’Occident et qui peine à s’adapter à un monde en mutation.

  2. Création de lInstitut Franco-Chinois de Lyon en 1921

    La création en 1921 de l’Institut Franco-Chinois de Lyon découle de la politique d’ouverture de la Chine aux «études occidentales». Née dans les dernières décennies de la dynastie Qing (1644-1911), cette stratégie de réforme s’attaque à une société brusquement confrontée à l’Occident et qui peine à s’adapter à un monde en mutation.

  3. Le choix de Lyon

    Quelles sont finalement les raisons qui ont fait de Lyon le lieu d’établissement de cette Université franco-chinoise? Elles sont multiples : deux parlementaires lyonnais importants : Marius MOUTET (1876-1968) et Édouard HERRIOT (1872-1957), respectivement Vice-Président de la Société franco-chinoise d’éducation, et Maire de Lyon, sont tous deux très attentifs à ce qui est en train de se jouer dans la nouvelle République chinoise et particulièrement dans les questions d’éducation en France.

  4. Les Fondateurs et les principaux dirigeants de lIFCL :

    Jean LÉPINE (1876-1967)

    Médecin, doyen honoraire de la Faculté de médecine de Lyon, membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques), membre de l’Académie de médecine, Président de l’Association universitaire franco-chinoise.

     

    Marius MOUTET (1876-1968)

    Avocat, député, sénateur et ancien ministre, Vice-Président de la Société franco-chinoise de l’éducation.

     

    Édouard HERRIOT (1872-1957)

    Élève de l’École normale supérieure, agrégé des lettres (1893), puis docteur ès lettres (1904) avec une thèse sur Madame Récamier et ses amis, il est élu en 1905 maire de Lyon et garde cette charge jusqu’à sa mort, Sénateur (1912-1919), puis député radical du Rhône (1919-1940), il est ministre des Travaux publics, des Transports et du Ravitaillement en 1916-1917. Il fait partie des père-fondateur de l’Institut Franco-Chinois en l’hébergeant dans l’ancien Fort St-Irénée en 1921.

     

    Maurice COURANT (1865-1935)

    Interprète du Ministre des Affaires Étrangères, professeur à la Faculté des lettres de Lyon, titulaire de la première chaire universitaire de chinois en France, créée à Lyon en 1913, secrétaire de l’Association universitaire franco-chinoise.

     

    CAI Yuanpei (1868-1940)

    CAI Yuanpei est né le 11 janvier 1868 à Shaoxing (province du Zhejiang). Issu d’une famille de commerçants aisés qui lui donne une éducation traditionnelle, basée sur la connaissance des classiques, il passe avec succès les examens impériaux.

     

    LI Shizeng (1881-1973)

    Élevé dans un esprit de grande ouverture à l’égard de l’Occident, LI Shizeng part en 1903 à Paris, et entre à l’école pratique d’agriculture de Montargis. En 1909, LI Shizeng a créé une usine de transformation de soja et a fait venir une trentaine d’ouvriers, ainsi est lancé le Mouvement Travail-Etudes. En 1915, il fonde à Paris la Société du travail diligent et des études frugales (Qingong jianxue hui) puis en 1916 avec CAI Yuanpei il crée la Société franco-chinoise d’éducation (Hua Fa jiaoyuhui). Une grande partie de sa vie est consacrée aux oeuvres éducatives franco-chinoises.

     

    TSEN Tsonming (1896-1939)

    TSEN Tsonming (ZENG Zhongming) est né à Fuzhou en 1896. Très jeune, il est orphelin de père et est élevé par sa mère et son frère aîné Sing (ZENG Xing).

     

    CHU Minyi (1884-1946)

    CHU Minyi est né dans le district de Wuxing (actuellement Huzhou, province du Zhejiang) d’un père (Chu Jitian) qui était un célèbre médecin.

  5. La marche sur Lyon.

    La Marche sur Lyon de 1921 est connue sous le nom de Li Dayundong dans l’historiographie ocielle du Parti communiste chinois. Cet événement est important car il marque la fin du Mouvement Travail-Etudes. Les étudiants-ouvriers qui se trouvent alors en France vivent dans une grande détresse matérielle, victimes de la crise économique qui ne leur permet pas de subvenir à leurs besoins. Les autorités et les associations chargées de leur fournir aide et assistance — en tête, la Société franco-chinoise d’éducation — sont de plus en plus impuissantes, victimes du succès croissant du Mouvement Travail-Etudes.

  6. Les études suivies.

    L’objectif annoncé de l’Institut Franco-Chinois de Lyon était la formation d’une élite chinoise susceptible ensuite de bâtir une nouvelle Chine; le résultat obtenu est, très certainement, supérieur à ce qui était alors escompté.

  7. Les étudiants représentatifs.

    CHANG Shuhong (1905-1994)

    D’origine mandchoue, CHANG Shuhong est né à Hangzhou (province du Zhejiang) le 21 mars 1905. En 1923, il est diplômé de l’école industrielle de la province du Zhejiang (actuellement Université du Zhejiang), où il étudie la teinture et le tissage. En 1925, il est enseignant de beaux-arts dans cette même université.

     

    DAI Wangshu (1905-1950)

    DAI Wangshu est né non loin de Hangzhou, dans le district de Hangxian (province du Zhejiang) en 1905. Poète et traducteur, il est le fondateur de l’école dite des «modernistes» et de la revueXiandai – Les Contemporains, qui, par le concept de la «Troisième sorte d’homme», prône neutralité et libéralisme, soit une littérature indépendante de toute influence politique.

     

    LIN Keming (1901-1999)

    LIN Keming est né le 11 juillet 1901 à Dongguan (province du Guangdong). Il étudie l’anglais à Guangzhou au sein de l’école normale supérieure de la province du Guangdong puis part en France en 1920 dans le cadre du Mouvement Travail-Etudes et entre à l’Institut Franco-Chinois de Lyon le 24 juin 1922 où il étudie tout d’abord la philosophie chinoise et prépare une thèse sur Confucius.

     

    PAN Yuliang (1894-1977)

    PAN Yuliang (née YANG Xiuqing) vit le jour le 22 mai 1894 à Yangzhou (province du Jiangsu). PAN Yuliang connaît une enfance particulièrement malheureuse: son père décède l’année de sa naissance, et sa mère alors qu’elle est âgée de seulement 8 ans. Son oncle la vend à l’âge de 13 ans comme prostituée dans une maison close de Wuhu (province de l’Anhui) où elle vit durant quatre années. Elle ne doit son salut qu’à la rencontre qu’elle fait avec PAN Zanhua, lettré formé au Japon qu’elle épouse en 1913.

     

    Su Xuelin (1990-1999)

    Originaire de Lingxia dans le district de Taiping (province de l’Anhui), Su Xuelin naît en 1900 à Rui’an (province du Zhejiang). Elle est connue en tant qu’écrivain et que spécialiste de la littérature chinoise, figurant parmi les « cinq grandes femmes écrivains de Chine » des années 1930-1940.

     

    ZHANG Ruoming (1902-1958)

    ZHANG Ruoming est née le 23 février 1902 dans un village du district de Qingyuan (province du Hebei) d’une famille aisée et d’un père militaire. Lors du Mouvement du 4 mai 1919, ZHANG Ruoming, en compagnie de GUO Longzhen (1894-1931), DENG Yingchao (1904-1992) et d’autres participent à plusieurs groupes féministes pour fonder avec ZHOU Enlai (1898-1976), en septembre de cette année la Société du réveil (Juewushe).

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